Je méditais dernièrement sur l’énoncé : « Le
travail, c’est la santé? »Puisque ces derniers temps, je ne peux échapper
au boulot qui ne me laisse aucun répit, je me questionne sur ma relation au
travail.
Mes parents ont bûché toute leur vie, et des décennies pour
les mêmes employeurs, une réalité que je n'ai pas connue. Déjà petite, en me
préparant pour l’école, je me demandais comment ils arrivaient à se lever et rentrer
au boulot tous les jours de semaine, sans relâche, sans jamais prendre de
journées de maladie ou si peu, avec quelques maigres semaines de vacances par
année. Je me disais que cette vie-là ne me conviendrait jamais. J’ai toujours
eu besoin de changement. S'il ne s'agissait pas de mes études ou mon emploi, ça
s'appliquait à mes amours, mes logements, mes voyages, n’importe quoi pour me
dépayser au quotidien. Allergique à la routine.
En vieillissant, il faut croire que je m’assagis. Je réalise
de plus en plus que cet énoncé sur le travail me rejoint. Mais attention, pas n’importe
quoi, n’importe comment. On ne parle pas du Goulag
du bonbon, ni d’un quotidien rempli de tâches
répétitives et abrutissantes. Il me semble que ces procédés ne donnent vraiment
rien de bon, quoi qu’on passe tous par là une fois au moins dans sa vie. Mais
travailler pour se garder occupé, actif, utile surtout : oui! Rien de
mieux qu’une journée remplie de l'entrée jusqu’à la sortie du bureau, sentir
qu’on contribue à la société, qu’on est apprécié,
idéalement. Dans ces cas-là, l’emploi peut procurer une sensation de bien-être
et de satisfaction, voir de réalisation. Maintenant, imaginons un peu ceux qui
passent leurs journées à réaliser leurs rêves, à écrire par exemple, ceux-là
flottent sur un nuage en permanence-rappelons-leur donc combien ils sont
chanceux, voulez-vous? Parce que je devine qu’ils l'oublient trop souvent.
Dernièrement, on annonçait ici
que travailler plus longtemps et se stimuler les neurones aidait à prévenir
l’Alzheimer. Tant mieux! Sauf pour la partie bosser de plus en plus longtemps,
si on déteste son job, c’est vraiment du supplice. À l’opposé, si on arrive à
retirer une satisfaction de son travail, même alimentaire, alors oui je crois
qu’il peut contribuer à la santé et à maintenir les capacités physiques et
mentales, au-delà de l'âge de la retraite. La regrettée Susan Jeffers, l’une de
mes auteures favorites d'ouvrages de développement personnel, conseillait d’ailleurs
dans son livre « Tremblez, mais osez »,
que si l’on n’occupait pas pour le moment un emploi motivant ou satisfaisant, on
pouvait toujours « Faire comme si » c’était le poste le plus motivant
du monde en s’y investissant à 100%. Soudain, notre environnement s'en retrouve
métamorphosé par notre changement d’attitude, ce qui nous rapproche chaque jour
d’un milieu de vie plus accueillant, sain et épanouissant.
À ceux qui en ont la chance, toutefois, le mieux reste
encore la célèbre citation de Confucius :
« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »