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Blogue de Hélène Arsenault


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vendredi 25 septembre 2015

Bilan septembre 2015

La disparue est de retour! Depuis un bon bout de temps, j’ai été peu présente sur les blogues, moins aussi sur les médias sociaux. Qu’est-ce que j’ai fait de ce précieux temps où je ne furetais pas sur internet?

D’abord, j’ai lu, mais malheureusement cette année représente ma pire année de lecture en ce qui concerne les œuvres québécoises (j’ai totalement échoué au Grand défi de littérature québécoise)- en fait, j’ai trouvé un peu complexe de tenir les scores. Ça ne valait même pas la peine pour moi de compiler à la fin de l’année, tellement j’ai peu lu de romans québécois.

En revanche, je me suis abîmée dans Asimov. Depuis près de deux ans, je suis devenue grande fan, même si les compilations que je lis s'avèrent un peu décourageantes! Il s’agit de briques de plus de 1000 pages, sur papier vélin extramince, donc un peu intimidant! De plus, les écrits d’Asimov, bien que brillants, relèvent d’une époque pas si lointaine où le récit pouvait prendre le temps de s’installer, sans trop d’action par moments, et incluent de longues descriptions et discussions entre personnages. J’ai été soufflée par ses nouvelles surtout, mais lorsque je suis tombée sur les romans, j’ai été portée à lire plus lentement, et ça m’a pris une éternité il me semble. Et, petit commentaire pour ceux qui l’ont lu (surtout les femmes) : est-ce que moi, ou avez-vous trouvé que les personnages féminins d’Asimov sont particulièrement fades et faibles? À part Susan Calvin, bien sûr, on tombe vite dans la caricature avec l’épouse de Bailey, même Gloria Solaria m’est apparue sans intérêt. Il y a bien Dors Vénabili, mais elle arrive tard dans la série, et bien franchement, il ne s’agit pas d’une femme comme les autres, n’est-ce pas? Donc je suis restée sur ma faim quant à la conception qu’avait Asimov de la place de la femme dans la société, de l’égalité homme femme, et du caractère des femmes en général. Heureusement, il a créé Susan Calvin!  

De plus, en novembre dernier, puisque j’ai terminé le Nanowrimo avec succès, j’ai reçu quelques « cadeaux » dont une série de livres sur l’écriture à prix réduit, en format epub. Je les ai presque tous lus dans les mois qui ont suivi, et si certains ne m’ont pas plu, la plupart m’auront servi. Dignes de mention, je soulignerais « The Freelancer’s Survival Guide », de Kristine Kathryn Rusch, un essai sur la vie d’auteur comme travailleur autonome : résumé d’une série de billets de blogues, cette compilation est néanmoins d’une grande utilité pour tout travailleur autonome qui doit composer avec sa productivité, des revenus faibles et variables, l’insécurité d’emploi, l’art de travailler avec des groupes de gens différents, la maladie ou les imprévus qui viennent nous mettre des bâtons dans les roues au pire moment, et j’en passe. J’ai beaucoup apprécié ce livre, et ses conseils sont logiques et à propos. Aussi, je mentionnerai « Million Dollar Productivity » par Kevin J. Anderson, un homme qui arrive depuis des années à sortir cinq livres par an, n’arrête jamais de travailler (j’avoue que ça en est maladif, mais on y tire certaines leçons de vie), et qui a un don pour aller à l’essentiel et éviter les pertes de temps. Toujours utile.

Également de cette série de livres électroniques, j’ai lu « Drawing on the Power of Resonance in Writing », de David Farland. La résonance, c’est quelque chose que tous les auteurs devraient avoir en tête en écrivant quoi que ce soit. David Farland parle de la façon dont on peut renforcer une idée ou un thème en le rappelant partout dans le texte, subtilement ou non. Il donne comme exemple Tolkien, un maître dans cet art. Nous utilisons tous la résonance à divers degrés en écrivant, dans la mesure où nous sommes influencés par ce que nous avons lu dans le passé, ce qui influence nos écrits. En être conscient aide à former un lien avec un autre ouvrage, thème, personnage ou histoire connue, sans le copier ou tomber dans le cliché. Bref, lecture très intéressante.

J’ai également été occupée par de nombreuses formations en ligne, les fameux MOOC (Massive Open Online Courses), qui me procurent une formation continue en écriture comme en sciences, mon domaine d’étude que j’ai délaissé depuis plusieurs années. Ainsi, j’ai suivi sur le site Coursera.org, des cours parfois utiles, parfois moins, tels que : « Introduction aux sciences judiciaires » (où j’ai appris que les meilleurs vêtements à porter lors d’un méfait seraient de coton blanc, pratiquement intraçable, et que les tests d’ADN les plus sophistiqués ne seront jamais aussi précis que les empreintes digitales, qui srestent uniques à chaque individu). « Introduction à la génétique et à l’évolution » (un cours de révision), « Épidémies et pandémies » (un cours moins scientifique que d’information sur les limites légales des interventions possibles lors de ces catastrophes, plus appliqué aux USA qu’au reste du monde), « Le monde de la fiction historique » (cours très intéressant sur la rédaction d’œuvres historiques, la documentation, les sources primaires, les faits, etc.), et enfin le Microbiome, un nouveau domaine d’étude des bactéries qui peuplent notre corps (notre corps contient 10 % de cellules humaines et 90 % de cellules bactériennes, il faut bien savoir de quoi on est fait!)

Après tout ceci, j’ai trouvé le temps de terminer mon roman en cours, celui que je traîne depuis plus de cinq ans. J’ai terminé la correction à la fin juin pour donner à mes b-lecteurs. J’ai reçu tout récemment de bonnes critiques de ces derniers, alors cette fois je suis prête à envoyer mon manuscrit aux éditeurs. Je me donne le mois d’octobre pour revérifier les dernières coquilles, sortir une liste d’éditeurs potentiels, imprimer et envoyer le tout. Après, je lâche prise, et je me relance dans le Nanowrimo 2015 en novembre, parce que pour moi, ça me motive d’avoir à produire un certain travail dans un laps de temps donné. J’aime les dates de tombée!  


Voilà mon année en bref. J’ai peu écrit, mais je crois avoir pris le recul nécessaire à mieux comprendre les points qui me posent problème, et à mieux organiser mon travail, et j'ai beaucoup lu. Maintenant, il ne me reste plus qu'à passer à l’action! 

vendredi 15 novembre 2013

Mon pseudo nanowrimo

Depuis 2010, je m'inscris chaque année au défi Nanowrimo au mois de novembre. Ça m'a permis d'écrire un deuxième tome à la suite de mon premier roman fantastique, toujours en chantier, ainsi que deux autres histoires de plus de 50 000 mots en un seul mois par an. L'exercice m'a apporté la discipline, et le plaisir incomparable de se jeter à corps perdu dans une première épreuve, résistant à l'envie de se censurer, puisqu'il faut rencontrer le quota de mots à chaque jour qui passe. Pas le temps de se questionner, de tergiverser, de procrastiner. J'écris, c'est tout.

Comme je l'avais annoncé l'an dernier par contre, c'était peut-être mon dernier Nanowrimo. J'ignore si je vais y souscrire à nouveau, plus tard peut-être, mais pour l'instant ça n'aurait pas été très productif, mon premier objectif étant de terminer ce fichu de premier tome sur lequel je bûche depuis des années, et qui est presque terminé. J'ai donc décidé de profiter du mois de novembre pour l'achever, puisque ma famille est déjà habituée à me voir me consacrer à l'écriture à 100% durant ce mois de l'année, ça me procure le momentum nécessaire à l'achèvement de mon roman. Si tout se passe comme je l'entend, j'aurais terminé à la fin novembre pour l'envoyer à mes lecteurs bêta.

Voilà pourquoi j'ai été très absente sur mon blogue dernièrement, comme sur le médias sociaux, et vous saurez maintenant que c'était pour une bonne cause. Je dois dire que c'est aussi très libérateur de se couper ainsi des médias sociaux durant une période donnée. De temps à autres, j'y jette un coup d'oeil, clique sur "j'aime" ou partage un vidéo, une photo, sans plus. C'est fou ce que ça peut ressourcer, d'être déconnectée du monde durant un temps, pour se connecter sur soi.

Sur ce, je vous laisse, j'ai un perso à griller moi!

mercredi 27 mars 2013

Scrivener à 50%, ça vous intéresse?

Suite à ma réussite du défi Nanowrimo de 2012, j'ai obtenu un code de promotion pour acheter le logiciel d'écriture Scrivener (dont j'ai déjà parlé ici) à 50% de rabais. Puisque je l'avais déjà installé et que je l'utilise désormais pour mes nouveaux projets d'écriture, je me permets d'offrir le code promo à la première personne qui se manifestera sur ce blogue en me laissant son courriel (pas nécessaire si vous êtes un ami Facebook). Je vous ferai parvenir le code à ce moment.

Cette promotion est valide jusqu'au 30 avril 2013, et je viens tout juste d'allumer alors faites vite! Avec cette promotion le logiciel coûte un peu plus de 20$ canadiens, ce n'est pas grand chose
. Il peut aussi être téléchargé gratuitement pour une période d'essai, mais il est vraiment utile pour les projets d'écriture, pour ceux qui en douteraient encore.


Pour plus d'information, c'est ici:

http://www.literatureandlatte.com/scrivener.php

Bonne chance!

jeudi 24 janvier 2013

L’indécise va-t-elle enfin se décider?

Indécise, c’est moi ça. Paraîtrait que c’est une caractéristique de la balance. Balance c’est moi ça. Paraîtrait qu’elles sont toutes comme ça, elles ne savent pas sur quel pied danser, même si elles aiment bien danser. J’ignore si c’est vrai pour toutes les balances, mais pour une fois, je « fitte » dans le moule. Mais lorsque la décision est prise, d’habitude je ne reviens pas dessus. Et plus la décision a d’impact dans ma vie, et plus je tergiverse.

Depuis plusieurs mois déjà, je me demande que faire de mes deux premiers tomes achevés en 2012. Après une frénésie de révisions et corrections, j’ai soumis mon premier tome du Cercle d’Hélia à deux éditeurs que j’avais ciblés dans le genre littéraire de mon roman, seulement deux. J’en avais d’autres sur ma liste, mais je souhaitais donner une longueur d’avance aux deux premiers, des fois que… Bon, réponse négative dans les deux cas, ça ne m’a pas démolie, mais il faut dire que quelque chose d’étrange s’est passé après l’envoi. En rédigeant le synopsis de mon roman, j’ai essayé de présenter mon projet sous son meilleur jour, puis tout en l’écrivant une inspiration subite m’a frappée : si je pouvais présenter mon projet d’un certain angle, ça serait donc génial! Sauf que ça ne correspondait pas vraiment à la réalité du roman. Alors j’ai brodé un peu autour du thème et je l’ai envoyé, tout en sachant que j’aurais pu le réviser une autre fois pour corriger certaines lacunes et le rendre plus accrocheur. J’étais trop épuisée pour réfléchir clairement, je me suis dit que je devrais le réviser de toute façon, mais que j’attendrais les nouvelles pour prendre une décision en le laissant mijoter un peu.

Je me suis ensuite penchée sur la révision finale de mon tome 2 puis sur le prochain Nanowrimo. Je me demandais sur quoi j’écrirais : mon tome 3 ou quelque chose de nouveau. J’ai opté pour la deuxième idée, mais aujourd’hui j’ai l’impression que ce projet ne va nulle part (50 000 mots plus tard, elle aurait pu se décider avant, direz-vous?) Balance, ma fille, balance donc.

J’ai songé à reprendre la révision de mes deux romans et de les fusionner pour élaguer le superflu et en faire une histoire pour complète. Mais voilà le hic : j’ai osé demander à mon complice ce qui manquait à mon roman, de son point de vue. Mautadine! Je n’ai pas aimé la réponse, d’habitude ça veut dire qu’il vise juste. Ça m’a un peu fait changer d’idée. De retour à la case départ, j’ai travaillé sur un nouveau plan de ce que je voulais en faire. Je crois avoir mis le doigt sur le bobo : au fil des révisions et des corrections, j’ai fini par perdre de vue mon inspiration initiale, la scène qui a tout démarré dans ma petite tête, en choisissant de commencer l’action plus loin dans l’histoire. J’ai envie de retourner au début, et en jetant mes idées sur papier hier soir, tout m’a semblé plus clair, enfin. Je mijote, mais j’ai peut-être trouvé quelle orientation prendre.

Vais-je en venir à bout ou encore changer d’idée? Aie, me semble que ça ferait toute une saga : « Les hésitations d’Hélène » en vingt-deux volumes! Bon, ne vous emballez pas trop vite, je n’ai encore rien décidé.

Bonne écriture!    

lundi 17 décembre 2012

Bilan et suite du Nanowrimo

Bonyenne que ça fait longtemps! Le plus difficile après une longue pause de blogue, c’est de redémarrer. Tant de choses à dire qu’on ne sait par où commencer. Je voulais d’abord faire un retour sur mon Nanowrimo du mois de novembre, puisque ce fut l’événement le plus prenant du mois.

J’en étais à ma troisième participation, et très probablement la dernière. La première fois avait été magique. J’étais prête à écrire mon tome 2 de l’histoire que j’avais déjà en cours, j’avais joué toutes les scènes importantes dans ma tête et je disposais de beaucoup de temps pour écrire, ce qui fait qu’en deux semaines à peine j’avais déjà terminé mes 50 000 mots. La deuxième année, ça s’est déjà un peu moins bien passé. Je me demandais si je devais entamer le tome 3 de ma série ou écrire quelque chose de totalement différent. J’avais entendu dire qu’il est préférable de ne pas trop s’avancer dans les séries avant d’être publiée, parce qu’une fois qu’on trouve un éditeur et qu’on travaille avec un directeur littéraire, il arrive de prendre différents tournants qui changent la suite, sans parler du style et de l’évolution de l’auteur. Je me suis donc convaincue que je devais écrire autre chose, si ce n’était que pour me prouver que j’en étais capable. J’ai ainsi pondu un texte de science-fiction que j’avais en tête, mais qui ne se tenait pas complètement. Je n’y ai pas retouché depuis plus d’un an et j’ignore ce que j’en ferai.

Pour ma troisième participation à l’événement de novembre, j’ai cette fois opté pour un roman qui se situe dans l’univers de mes premiers tomes, mais dans le futur, ce qui je crois règle plusieurs problèmes liés à la trame générale de ces premiers fruits de mes efforts littéraires. Si ça s’est bien déroulé, je me suis tout de même sentie bousculée dans le temps, et j’ai vécu toutes les failles imaginables de ces délais imposés sur l’organisation de la pensée et du récit.

La beauté du Nanowrimo réside entièrement dans l’abandon littéraire, dans la créativité sans trop de temps d’arrêt pour se questionner. Pour les novices, c’est utile car ça permet de passer outre ses blocages et hésitations, pour concentrer ses efforts à atteindre les 50 000 mots et se sentir vainqueur d’avoir enfin atteint un objectif de taille. Remporter ce défi aide à se sentir plus confiant en ses capacités à achever un ouvrage, bien que ce ne soit que le début. Mais lorsqu’on l’a fait quelques fois, les récompenses sont moindres, et les lacunes plus importantes.

J’aurais aimé prendre plus de temps pour réfléchir à mes blocages, et lorsque j’en trouvais la solution, parfois ça nécessitait de retourner en arrière pour effectuer quelques corrections, mais je n’en avais pas le temps. La quantité de travail, une fois le nano terminé, demeure immense, car le projet n’est pas terminé et les corrections dans le fil du récit sont nombreuses. Voilà pourquoi je vous dirai bel et bien « Ceci est mon dernier Nano! » avec la voix de Dominique Michel, juste pour me garder une petite porte de sortie hein!

  

vendredi 9 novembre 2012

Novembre en rafale


Depuis trois ans déjà, novembre est plutôt occupé, faute du NaNowrimo surtout, mais pas seulement. Cette année, j'en ai encore plus sur les épaules. Je commence à peine le mois que déjà, des formations à l'extérieur du travail et des délais serrés me forcent à travailler en supplémentaires. Ce weekend mon conjoint s'absente, donc surcharge de travail. On fait des travaux à la maison, ce qui me force entre autres à prendre une journée à ma solde à la maison pour recevoir le plombier (on va se construire une deuxième salle de bain au soul-sol, c'est pas du luxe!). Il y a le Salon du livre qui arrive à grands pas et pour lequel je prévois prendre une journée à mon compte encore, le vendredi, pour faire le tour du salon. Je songe y retourner en famille le weekend mais rien n'est décidé, mon conjoint a encore une sortie le dimanche et le samedi est déjà occupé. Mais bon, le vendredi, c'est mon petit moment à moi. Beaucoup de temps à reprendre, parce que le travail s’accumule durant mon absence!

Pour pimenter le tout, je fais des suivis en allaitement et je suis plusieurs mamans qui doivent accoucher d'un moment à l'autre. L'une était due cette semaine, ça pourrait bien tomber ce weekend, je ne pourrai pas aller à visiter à l'hôpital avec mes enfants, mais bon, on s'arrangera. Deux autres la semaine prochaine. Quand on sait que les premiers jours sont les plus critiques pour établir un allaitement adéquat qui sera poursuivi à long terme, il importe d'offrir un soutien à l'hôpital et dès le retour à la maison, c'est là que ça passe ou ça casse. 

En plus de ça, il y a mes deux chroniques du Sans papier de la Teluq que je dois remettre pour le 20 novembre, pour publication le 1er décembre. L'une est la suite de ma nouvelle interactive, facile. L'autre, ma critique littéraire, me demande plus de temps chaque mois. J'essaie de présenter au moins trois nouveaux romans par chronique, auteurs québécois strictement. C'est là que ça se corse, parce qu'avec un emploi du temps de plus en plus chargé, ça limite mes lectures. Parfois, je prends des nouveautés à la bibliothèque sans connaître l'auteur ou avoir entendu parler de l'ouvrage. Si je n'aime pas, je préfère habituellement ne pas en parler et plutôt présenter quelque chose que je recommanderais aux lecteurs. Certains livres me donnent  plus de difficultés que d'autres, je crois que je vais en parler, puis je deviens incertaine, enfin je garde ma critique de côté, au cas où je ne trouverais pas mieux avant la date de tombée. Mais règle générale, je m'efforce de trouver autre chose si je ne suis pas satisfaite et que je ne peux pas endosser ce choix. 

Voilà pourquoi je publierai moins de billets ce mois-ci. Au moins, commenter  ceux des autres et sur les médias sociaux, ça c'est facile! Tout de même, j'ai l'impression que novembre va passer comme l'ouragan Sandy et brasser ma petite vie tranquille sur son passage! 



jeudi 18 octobre 2012

Logiciel d'écriture Scrivener


Je me posais des questions sur le logiciel Scrivener depuis un bout de temps. Puis suite à un billet de Pierre qui discutait d'autres avenues pour la gestion des écrits sans l'avoir testé, j'ai enfin décidé d'essayer le logiciel pour une période d'essai gratuite. Bien sûr, c'est là toute la beauté de la chose marketing: les logiciels qu'on ne connaît pas, on doit y passer un certain temps pour les découvrir et déterminer leur utilité. Et honnêtement, après quelques heures d'investissement, il faut rapidement décider si on veut en consacrer davantage à un logiciel qu'on n'utilisera pas, ou l'acheter. C'est un peu ce qui m'est arrivé avec Scrivener.

Il faut dire d'abord que les gagnants du Nanowrimo de l'an passé (comme chaque année, je crois) pouvaient acheter le logiciel à 50% du prix avant la fin septembre de cette année. Puisque le logiciel se vend environ 40$ CA, ça ne faisait que 20$. Donc avec ma patience légendaire, j'ai passé une journée à parcourir le "tutorial" du logiciel qui est franchement bien fait, je dois dire, pour conclure qu'après une journée d'investie, j'en avais assez vu pour me convaincre de l'acheter sinon ça aurait été du temps perdu, et je déteste perdre mon temps. Alors à 20$, pas de tataouinage, j'ai acheté.

Premier défaut en partant, il n'est qu'en anglais, bien qu'on mentionne que le français est à venir dans la section "sélection de la langue". Ce serait bien d'obtenir la version française un jour, mais entre-temps, je travaille en anglais et je ne m'en porte pas plus mal. En fait, l'interface est en anglais, mais les plans et feuilles modèles dont on se sert sont si faciles à personnaliser qu'on peut convertir tous nos outils de travail en français en un rien de temps. Le logiciel nous demande d'abord sur quel type de projet on travaille (fiction, récit, nouvelle, script, etc.) pour nous proposer des outils appropriés. Il nous offre ensuite des fiches modèles qu'on peut modifier à sa guise pour se créer des fiches de personnages, de lieux, de scènes, ou tout autre item dont on aura besoin. Ces informations demeurent bien visibles en tout temps dans un répertoire à la gauche de l'écran, favorisant la consultation rapide d'une fiche en cours d'écriture. Exemple, j'arrive à un passage ou j'introduis un personnage, mais je ne me rappelle plus de son apparence. Je clique sur sa fiche pour la consulter, puis d'un seul clique je peux retourner à mon texte là où j'étais une seconde plus tôt. C'est pratique. Aussi, ces fiches peuvent être agrémentées d'informations diverses, de photos, de liens, etc. Donc si on recherche un lieu, on peut facilement tout colliger au même endroit et y avoir accès d'un seul clique à l'intérieur du même document.

On peut ensuite créer un plan aussi détaillé que désiré en alternant les scènes sous forme de fiches, et ensuite écrire son texte chapitre par chapitre. Toutes les fiches, scènes ou idées sont regroupées visuellement sous forme de tableau d'affichage que l'on peut consulter pour garder une vue d'ensemble de son travail. Petit aperçu: 



Lorsqu'on voudra imprimer ou exporter, on n'aura qu'à sélectionner uniquement les informations pertinentes en omettant les informations connexes comme les fiches et les détails des scènes, ce qui est aussi très convivial. Enfin, et point qui m'a beaucoup plu, le logiciel est déjà configuré pour exporter le texte dans le formatage standard des maisons d'édition (polices de caractères, interlignes, etc.) donc en peu d'étapes tout se convertit facilement en un format impression, ou encore PDF ou Word(entre autres) pour révision et réédition. Il y a une foule d'autres fonctions que je n'ai pas encore eu le temps d'explorer, comme la recherche par mots-clé, et l'étiquetage (par exemple si on veut surligner chaque dialogue d'un protagoniste pour évaluer sa voix), et un générateur de noms de personnages dans différentes langues (totalement gadget mais c'est amusant). Disons que j'aime beaucoup Scrivener comme outils d'organisation préalable à la rédaction proprement dite. Et c'est un peu là que ça se gâte.

Je n'ai pas encore vraiment pris le temps de rédiger un texte à l'aide de Scrivener, puisque mon prochain projet attendra le Nanowrimo, mais je planifie tous les détails présentement. Le problème majeur que j'anticipe, c'est la difficulté de ne pas travailler avec Antidote. Depuis que je l'ai installé il y a plus d'un an, ce petit logiciel de correction m'a sauvé la vie et je l'utilise à fond, non seulement pour la correction, mais pour vérifier la signification de mots, pour trouver des synonymes ou encore dans la section cooccurrence qu'une collègue du Sans papier m'a fait découvrir, qui aide beaucoup à chercher le meilleur synonyme dans un contexte particulier ou la meilleure expression (qu'on a sur le bout de la langue sans arriver à la trouver). Un outils irremplaçable donc, et qui n'est pas compatible avec Scrivener. Si je pouvais marier les deux logiciels, je le ferais sans hésiter, mais pour l'instant, je me contente de planifier et d'organiser dans Scrivener pour possiblement continuer d'écrire dans Word en ayant recours à Antidote, je n'ai pas encore décidé­. Pas la réponse à tous les maux donc, mais tout de même un gain important sur la vision générale de mes écrits, sur la réflexion et la recherche préalable.  

Et vous, est-ce que vous vous passeriez d'Antidote pour la rédaction une première épreuve? Mouais. 

samedi 30 juin 2012

Maudit NANO!


Aujourd'hui c'est la dernière journée pour se prévaloir de l'offre spéciale des gagnants du Nanowrimo de novembre passé, via CreateSpace. Ceux qui ont relevé le défi d'écrire 50 000 mots durant tout le mois de novembre passé remportaient 5 impressions gratuites de leur roman, pourvu que tout soit terminé avant le 30 juin 2012, date de tombée. Les années précédentes, c'était plutôt une seule copie, donc j'étais très heureuse cette fois d'obtenir des copies que je pourrais laisser à mes plus fidèles supporters. Je me suis aperçue cette année qu'en fait, l'an passé je n'avais que commandé l'épreuve gratuite, et je n'avais jamais été au bout du processus. Laissez-moi vous dire que la différence est minime! Mais quelle joie de recevoir une copie du livre sur lequel on a tant sué, avec notre bio et notre petite photo en quatrième de couverture, même si ça ne vient pas des éditeurs! Pour moi, ça me permet de visualiser ce que ce sera dans quelque temps, et surtout c'est plus agréable à lire pour mon entourage, pas toujours à l'aise avec le format électronique. 

Mais je me fais prendre chaque année. C'est gratuit avant le 30 juin, alors il faut que je termine pour cette date. Même si je peux obtenir une épreuve gratuite, même si le livre en question revient à environ 12-15$ US la pièce, frais de livraison compris, donc ça ne coûterait pas grand-chose de prendre quelques jours de plus pour terminer le travail. Et même si les 5 copies en question sont gratuites, mais pas la livraison, alors au final je paie environ la même chose que si j'avais acheté une copie envoyée à mon propre rythme. Mais non, je sais que si je dépasse ma date butoir, je risque de ne pas terminer, et ça me tient trop à coeur pour le risquer. Moi et les deadlines, nous avons une longue histoire d'amour ensemble.

C'est ainsi que tout le mois de mai, je terminais mon Tome I du Cercle d'Hélia, roman fantastique à saveur parapsychologique, et après l'envoi aux éditeurs je me suis jetée sur le Tome II durant tout le mois de juin, faute du nanowrimo. Alors depuis, vous devinerez que la pile de vaisselle sale augmente, les vêtements aussi, d'un côté, les propres, de l'autre, les sales, et les piles s’amoncellent si haut que sous peu, elles se joindront et là, ce ne ne sera pas jojo! C'est que mon complice dans la vie de tous les jours est un peu usé par toutes ces distractions qui me tiennent éloignées de mes responsabilités familiales, mes enfants aussi, mais au moins, aujourd'hui ça se termine- jusqu'à novembre prochain! Nous avons une entente, novembre et juin chaque année maintenant, Hélène n'est pas à la maison, et c'est la faute au maudit Nano! 

Prochain projet: Démarrer ma chronique du Sans papier de la Teluq, dont la date de tombée est à la mi-août, en plein durant mes vacances, puis possiblement une nouvelle, si j'ai le temps. Entre-temps bon été à tous. 


vendredi 2 décembre 2011

Je l'ai fait!

Voilà, c'est fait, j'ai réussi mon nanowrimo pour la deuxième année de suite. Ça valait la peine de m'enfermer durant plus d'un mois, de prendre du retard dans mon cours universitaire, de refuser du temps supplémentaire, de m'isoler de ma famille et de mes proches pour écrire un nouveau roman? Pas sûre pantoute, mais je suis tout de même contente.

Voilà mon postmortem. D'abord, contrairement à l'an passé, j'ai eu du mal à me préparer. Quelques jours avant le début du Nano et je n'étais pas encore certaine de l'histoire que je tenterais d'écrire. J'avais une idée en tête mais je ne savais pas comment l'aborder, je la trouvais assez ordinaire, et je cherchais un angle d'attaque, en vain. Finalement j'y suis allée avec celle-là et j'ai juste commencé à écrire.

Pour moi depuis deux ans le mois de novembre, c'est le mois des bains. Lorsque je suis coincée dans une histoire, que je ne sais plus où aller, je prend un long bain chaud jusqu'à me ratatiner la peau d'un bout à l'autre, et souvent ça fonctionne très bien. J'en ai pris des bains en début novembre! Et puis à un certain point, disons passé les 20-25 000 mots, ça a cliqué quelque part dans mon cerveau, je savais ce que j'en ferais, et je n'ai plus eut d'hésitation par la suite ou presque.
J'ai adoré le processus qui m'a appris des choses nouvelles sur moi-même, j'ai progressé, surtout j'ai identifié d'importantes lacunes dans mon style, ma façon de concevoir le texte. À la fin, mon texte n'est peut-être pas récupérable, je n'en sais rien. Il faudra que j'attende d'avoir un peu de recul sur la chose, mais en gros c'est un fouillis total. J'aurais eu besoin de beaucoup pour faire de la recherche sur certains aspects de mon roman mais j'ai sauté par dessus et j'ai juste écris ce que je pensais, pour me rendre compte par la suite que parfois ça n'avait aucun sens. Mais tout cela peut se corriger par la suite, c'est le problème avec le Nano à mon avis: quantité pure et simple, sans tenir compte de la qualité. J'aurais aimé pouvoir concilier les deux comme l'an passé, ou je maîtrisais mon sujet et mon plan était fait, dans ma tête et sur papier. Cette année, j'inventais tout à mesure. Mais en même temps, vivre dans cette spontanéité au jour le jour a quelque chose d'euphorisant.

Oui ça a valut le coup mais j'ignore encore si les 50000 mots et quelques que j'ai tapé avec acharnement et discipline sur ce clavier-ci pourront jamais être lus, à moins d'un sérieux ménage. Le travail ne fait que commencer!

Bonne journée,

Hélène qui revient de loin (et de longtemps...)

mardi 5 juillet 2011

Petit coucou

Je n'ai pas grand-chose à dire ces temps-ci, alors je me fais silencieuse. Je travaille. Ces dernières semaines, j'achevais mes révisions du Cercle d'Hélia, Tome I, que j'ai réussi à soumettre à Createspace pour impression. J'avais jusqu'au 30 juin avant que mon code rabais du Nanowrimo s'autodétruise... honnêtement, si j'avais su qu'avec toute cette sueur et ce sang versés pour respecter la date butoir, j'économisais en fait environ 15$ US, j'aurais peut-être risqué un dernier passage de correction, au cas-où.

Mais je travaille mieux avec les dates butoirs, ça me motive. Et l'écriture c'est un travail jamais vraiment achevé, pour moi du moins. Aussitôt le texte envoyé que je pensais déjà à des modifications que je n'avais pas eu le temps ou la présence d'esprit d'inclure. C'est une excellente pratique pour le jour où je publierai "pour vrai", avec tout le détachement et le lâcher-prise nécessaire. Ouf! Bref, c'est fait. Prochain défi: je me jette sur une nouvelle de SF que j'ai entamée il y a plus d'un an, Les Batraciens. L'histoire me titille beaucoup dernièrement et j'ai trouvé des nouvelles pistes pour débloquer là où ça clochait, à mon avis. Après un tel marathon qu'un livre de 80 000 mots, une nouvelle sera bienvenue.

lundi 23 mai 2011

La suite du défi Nanowrimo 2010

En novembre dernier, je relevais le défi nanowrimo comme j'en discutais un peu plus tôt. L'un des prix pour les "gagnants" du défi, le plus important sans équivoque, était l'impression de notre manuscrit final gratuitement par Createspace, l'un des commanditaires du défi. Pour ce faire, nous avons encore jusqu'à la fin juin pour soumettre notre information en ligne et monter une couverture de livre (avec bio de l'auteur, photo et présentation complète). Ce projet est très excitant, dans la mesure où le produit final sera comme un rêve devenu réalité. L'idée de tenir enfin mon livre entre les mains est absolument grisante, c'est tellement plus proche de la réalité même si ça n'a rien à voir avec le processus d'édition.

Je me trompe peut-être, mais à ce que je sache on peut bien soumettre le manuscrit qu'on veut à Createspace et bénéficier de la promotion, même s'il ne s'agit pas du manuscrit écrit durant le défi. Rassurez-vous, je n'ai pas non plus l'intention de tricher en envoyant un ancien manuscrit, mais puisque j'ai écrit mon 2ieme tome durant le défi, et qu'il est presque fini, j'avais pensée réécrire mon premier tome et fusionner les deux pour impression. C'est là que ça se corse. Ce serait plus logique d'avoir les deux romans imprimés ensemble plutôt que le deuxième seulement, mais si je n'arrive pas à terminer dans les délais, ce devra être la deuxième solution. Alors je devrai bien bûcher durant tout le mois de juin pour avoir la moindre prétention d'y arriver. Mai est passé trop vite!  Euh, les derniers mois sont passés trop vite! Mais comme je performe toujours le mieux à la dernière minute, je ne m'inquiète pas encore. Pas encore...

Objectif ce soir: réviser un chapitre.