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Blogue de Hélène Arsenault


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vendredi 25 septembre 2015

Bilan septembre 2015

La disparue est de retour! Depuis un bon bout de temps, j’ai été peu présente sur les blogues, moins aussi sur les médias sociaux. Qu’est-ce que j’ai fait de ce précieux temps où je ne furetais pas sur internet?

D’abord, j’ai lu, mais malheureusement cette année représente ma pire année de lecture en ce qui concerne les œuvres québécoises (j’ai totalement échoué au Grand défi de littérature québécoise)- en fait, j’ai trouvé un peu complexe de tenir les scores. Ça ne valait même pas la peine pour moi de compiler à la fin de l’année, tellement j’ai peu lu de romans québécois.

En revanche, je me suis abîmée dans Asimov. Depuis près de deux ans, je suis devenue grande fan, même si les compilations que je lis s'avèrent un peu décourageantes! Il s’agit de briques de plus de 1000 pages, sur papier vélin extramince, donc un peu intimidant! De plus, les écrits d’Asimov, bien que brillants, relèvent d’une époque pas si lointaine où le récit pouvait prendre le temps de s’installer, sans trop d’action par moments, et incluent de longues descriptions et discussions entre personnages. J’ai été soufflée par ses nouvelles surtout, mais lorsque je suis tombée sur les romans, j’ai été portée à lire plus lentement, et ça m’a pris une éternité il me semble. Et, petit commentaire pour ceux qui l’ont lu (surtout les femmes) : est-ce que moi, ou avez-vous trouvé que les personnages féminins d’Asimov sont particulièrement fades et faibles? À part Susan Calvin, bien sûr, on tombe vite dans la caricature avec l’épouse de Bailey, même Gloria Solaria m’est apparue sans intérêt. Il y a bien Dors Vénabili, mais elle arrive tard dans la série, et bien franchement, il ne s’agit pas d’une femme comme les autres, n’est-ce pas? Donc je suis restée sur ma faim quant à la conception qu’avait Asimov de la place de la femme dans la société, de l’égalité homme femme, et du caractère des femmes en général. Heureusement, il a créé Susan Calvin!  

De plus, en novembre dernier, puisque j’ai terminé le Nanowrimo avec succès, j’ai reçu quelques « cadeaux » dont une série de livres sur l’écriture à prix réduit, en format epub. Je les ai presque tous lus dans les mois qui ont suivi, et si certains ne m’ont pas plu, la plupart m’auront servi. Dignes de mention, je soulignerais « The Freelancer’s Survival Guide », de Kristine Kathryn Rusch, un essai sur la vie d’auteur comme travailleur autonome : résumé d’une série de billets de blogues, cette compilation est néanmoins d’une grande utilité pour tout travailleur autonome qui doit composer avec sa productivité, des revenus faibles et variables, l’insécurité d’emploi, l’art de travailler avec des groupes de gens différents, la maladie ou les imprévus qui viennent nous mettre des bâtons dans les roues au pire moment, et j’en passe. J’ai beaucoup apprécié ce livre, et ses conseils sont logiques et à propos. Aussi, je mentionnerai « Million Dollar Productivity » par Kevin J. Anderson, un homme qui arrive depuis des années à sortir cinq livres par an, n’arrête jamais de travailler (j’avoue que ça en est maladif, mais on y tire certaines leçons de vie), et qui a un don pour aller à l’essentiel et éviter les pertes de temps. Toujours utile.

Également de cette série de livres électroniques, j’ai lu « Drawing on the Power of Resonance in Writing », de David Farland. La résonance, c’est quelque chose que tous les auteurs devraient avoir en tête en écrivant quoi que ce soit. David Farland parle de la façon dont on peut renforcer une idée ou un thème en le rappelant partout dans le texte, subtilement ou non. Il donne comme exemple Tolkien, un maître dans cet art. Nous utilisons tous la résonance à divers degrés en écrivant, dans la mesure où nous sommes influencés par ce que nous avons lu dans le passé, ce qui influence nos écrits. En être conscient aide à former un lien avec un autre ouvrage, thème, personnage ou histoire connue, sans le copier ou tomber dans le cliché. Bref, lecture très intéressante.

J’ai également été occupée par de nombreuses formations en ligne, les fameux MOOC (Massive Open Online Courses), qui me procurent une formation continue en écriture comme en sciences, mon domaine d’étude que j’ai délaissé depuis plusieurs années. Ainsi, j’ai suivi sur le site Coursera.org, des cours parfois utiles, parfois moins, tels que : « Introduction aux sciences judiciaires » (où j’ai appris que les meilleurs vêtements à porter lors d’un méfait seraient de coton blanc, pratiquement intraçable, et que les tests d’ADN les plus sophistiqués ne seront jamais aussi précis que les empreintes digitales, qui srestent uniques à chaque individu). « Introduction à la génétique et à l’évolution » (un cours de révision), « Épidémies et pandémies » (un cours moins scientifique que d’information sur les limites légales des interventions possibles lors de ces catastrophes, plus appliqué aux USA qu’au reste du monde), « Le monde de la fiction historique » (cours très intéressant sur la rédaction d’œuvres historiques, la documentation, les sources primaires, les faits, etc.), et enfin le Microbiome, un nouveau domaine d’étude des bactéries qui peuplent notre corps (notre corps contient 10 % de cellules humaines et 90 % de cellules bactériennes, il faut bien savoir de quoi on est fait!)

Après tout ceci, j’ai trouvé le temps de terminer mon roman en cours, celui que je traîne depuis plus de cinq ans. J’ai terminé la correction à la fin juin pour donner à mes b-lecteurs. J’ai reçu tout récemment de bonnes critiques de ces derniers, alors cette fois je suis prête à envoyer mon manuscrit aux éditeurs. Je me donne le mois d’octobre pour revérifier les dernières coquilles, sortir une liste d’éditeurs potentiels, imprimer et envoyer le tout. Après, je lâche prise, et je me relance dans le Nanowrimo 2015 en novembre, parce que pour moi, ça me motive d’avoir à produire un certain travail dans un laps de temps donné. J’aime les dates de tombée!  


Voilà mon année en bref. J’ai peu écrit, mais je crois avoir pris le recul nécessaire à mieux comprendre les points qui me posent problème, et à mieux organiser mon travail, et j'ai beaucoup lu. Maintenant, il ne me reste plus qu'à passer à l’action! 

lundi 14 juillet 2014

Prix littéraire Pauline Gill 2014

L'été avance à grands pas et j'oubliais de parler de ce concours! À ses débuts, le concours de nouvelles littéraires Pauline Gill s'adressait aux 50 ans et plus, mais depuis quelques années déjà, il est ouvert à tous. Madame Gill lance ce concours à ma bibliothèque locale de Saint-Hubert alors je me fais un plaisir de partager pour ceux qui l'auraient manqué. À gagner:  1000$ (1er prix), 500$ (2e) et 300 (3e). Faut s'y mettre parce qu'on a jusqu'au 29 août seulement pour soumettre nos textes!

Toutes les informations sont ici:


Prix littéraire Pauline GIll 2014

Bonne chance!

lundi 2 juin 2014

Bonnes nouvelles, mauvaise nouvelle

Au début du mois de mai, je vous ai laissés avec un billet peu réjouissant sur mes perspectives de terminer mon projet en cours. Contre toute attente, j’ai terminé mon projet vendredi passé! J’en suis très fière, depuis le temps que je planchais là-dessus. Sans prendre le temps de fêter ça, j’ai déjà envoyé le texte à quelques bêta-lecteurs et je me suis remise à la tâche.

Ce manuscrit, j’en avais déjà fait lire une version antérieure à mes proches, et je savais que l’attente serait difficile. C’est pourquoi j’ai commencé à travailler le soir même sur le plan d’un tout nouveau projet. C’est un truc qui me trottait en tête depuis plusieurs mois, et qui m’est inspiré d’une situation vécue au travail il y a plusieurs années. J’en ai fait une véritable histoire de épic-fantasy, du moins je l’espère, en plaçant mon ancien patron à la place du tyran (ce qu’il était), et on peut s’attendre dès les premiers chapitres à un lot de têtes coupées, représentant les mises à pied successives que j’ai vécues là-bas. Ça a l’air de rien comme ça, ou encore d’une petite revanche, mais à part ces détails très communs je reste dans la fiction. Je m’inspirerai toutefois de cette angoisse que j’ai ressentie lorsqu’on a vu, sans préavis, les premières têtes rouler, de ce sentiment ambivalent que ressentent les survivants (Dieu merci, mais pourquoi suis-je épargnée, moi?), et de la rancœur dirigée unanimement vers les hautes instances. J’ai bien hâte de m’y mettre, ce sera une vraie partie de plaisir.


Sur une autre note, j’ai reçu une nouvelle très décevante au milieu du mois de mai, à l’effet que le journal le Sans papier de la Téluq fermera définitivement ses portes virtuelles. L’équipe de communication en place va se tourner vers de nouveaux défis (encore inconnus) et ce journal qui informait les étudiants depuis quinze ans cessera d’exister. Puisque nous n’étions qu’un grand nombre de bénévoles, il n’y a pas de suite pour nous et ça m’attriste énormément. Ce journal m’a fait confiance lorsque je me lançais dans l’écriture, il m’a permis de m’exprimer sur la place publique et de grandir mon lectorat, m’a enseigné les bases du journalisme, avec dates de tombées, travail avec des correcteurs, révisions, sans oublier ces très intéressantes rencontres avec les autres collaborateurs du Sans papier deux fois par an. N’empêche, l’avenir nous réserve autre chose, j’en suis certaine. De mon côté, j’ai bien l’intention de continuer de lire ces romans québécois dont j’écrivais les critiques dans mes chroniques « Plumes d’ici », dans l’espoir de pouvoir bientôt trouver une nouvelle plateforme pour les présenter. Ce n’est qu’un au revoir. 

vendredi 9 mai 2014

Persévérer, encore et toujours

Dernièrement, j’ai sérieusement remis en question mon envie d’écrire. Depuis trop longtemps, j’ai l’impression de tourner en rond, je n’arrive pas à terminer ce premier roman sur lequel je travaille depuis trop longtemps.

J’ai pourtant participé à trois Nanowrimo, à part ce premier roman, et écrit autant de nouveaux projets, ça m’a tenue en haleine pour un bout de temps, mais il faut dire que deux de ces projets étaient reliés à ce premier roman, dont je ne vois pas la fin. Quant au troisième, je l’ai laissé de côté parce que je l’ai écrit d’abord pour me faire plaisir, j’affectionne le sujet, mais il n’a rien d’original et je ne vois pas ce que je pourrais en faire. Un jour peut-être.

Je me retrouve donc encore et toujours devant ce premier tome, à contempler son abandon, parce que depuis le temps, si ça devait aboutir à quelque chose, ça aurait abouti, non? Je l’ai retourné de tous bords, tous côtés, mais certains projets demeurent irrécupérables, et c’est peut-être le cas ici. Je dis peut-être, parce que je n’ai pas mis une croix définitive dessus encore. J’y ai trop investi pour déterminer sa valeur.

Ces derniers mois, je me suis tout de même questionnée sur mon désir d’écrire, m’imaginant à quoi ressemblerait mon existence sans l’écriture, qui a pris une place centrale dans mon quotidien. Au final, j’avais l’impression de ne plus me connaître, de perdre mon identité. Trop déprimant.

Il y a quelques années, lors d’un atelier pour le travail, une animatrice nous demandait de nous présenter en nommant deux choses importantes qui nous définit comme personne. Seulement deux choses, ça devait ramener à l’essentiel. Alors j’ai choisi de me présenter d’abord comme une maman, parce qu’avoir des enfants a changé ma vie, et plus littéralement que la plupart des femmes. Depuis que j’ai des enfants, j’ai abandonné ma carrière traditionnelle en sciences, je suis devenue marraine d’allaitement bénévole, puis aujourd’hui je travaille pour cet organisme en allaitement. Je ne pourrais œuvrer là si je n’étais pas d’abord une mère, et ça a changé toute ma vie professionnelle, mon rapport avec l’argent, avec la communauté, et ça a ouvert les yeux sur mes priorités. La deuxième chose que j’ai mentionnée en me présentant, c’était que j’écris. Écrire me fait voir le monde sous un autre angle. Lorsque j’entends une conversation dans la salle de bain, j’imagine déjà le contexte autour, et comment l’intégrer dans mon histoire en cours. Toute anecdote racontée à portée d’oreilles pourrait être immortalisée sur papier. Toute nouvelle connaissance pourrait être amalgamée à un personnage de roman ou de nouvelle, lui procurant un aspect plus authentique. L’écriture me rend plus curieuse, à l’affût des nouveautés, de l’insolite, du fonctionnement de la société jusqu’à la psyché humaine.


La portée de l’écriture dans ma vie n’est pas qu’une simple question d’heures consacrées à cette activité, mais plutôt tout un schème de pensée au centre de mon quotidien. Comment arriverais-je à me reconstruire, si je devais abandonner l’idée d’écrire? C’est tout bonnement impensable. Plutôt continuer d’écrire, sans pression, et sans objectifs précis de publication, mais abandonner, c'est hors de questions.  

lundi 28 avril 2014

"Writing Fantasy and Science Fiction"

Depuis quelques mois, je traîne de la patte. J’ai déjà parlé de mes difficultés à réviser le début de mon roman en cours ici, ce qui a miné mon moral et mon envie d’écrire. Pis v’l’à tu-pas qu’on s’abonne à Netflix! Mautadine de Netflix, c’est ta faute si j’écris pus!

Bon, je me reprends. Dernièrement, à la fin d'une nouvelle série sur Netflix, je me suis sérieusement enguirlandé moi-même en me promettant de ne plus y remettre le nez avant que j’aie achevé mon manuscrit. Et pas d’excuse! Ça a été long, j’ai dû me ligoter à mon fauteuil pour taper jusqu’à ce que je retrouve un semblant de solution à mes problèmes d’inspiration. Puis tout bonnement, ou plutôt à l’affût d’une distraction valable qui me soustrairait à cette tâche pénible, mes yeux se sont posés sur un livre, sur ma table de chevet depuis des mois. « Euréka! Une échappatoire! » me suis-je exclamée.

Il s’agit en fait d’un ouvrage de Orson Scott Card, Philip Athans et Jay Lake intitulé « Writing Fantasy and Science Fiction », paru en 2013. J’avais déjà lu une autre version française de la première partie datant de 2001, par Orson Scott Card, celui même qui nous a donné "La stratégie de Ender". L’auteur reprend ici les mêmes trucs et astuces pour les écrivains de SFF, mais bonifiés avec des informations sur ce marché et les mondes du steampunk, la fantasy, la magie. Dommage qu’on n’y aborde pas autant la science-fiction, mais les conseils sont à propos et très intéressants.

C’est ainsi que je suis tombée sur une information des plus pertinentes à mon cheminement, alors je partage cette partie. Il s’agit du quotient MIPE, qui définit le type d’histoire qu’on écrit. Connaître ce paramètre permet entre autres de déterminer quand l’histoire doit commencer, et quand elle doit se terminer pour mieux équilibrer la narration. En cas de doute, il s’agit de se demander ce qui importe pour nous, dans l’histoire, et ce qui nous a procuré le plus de plaisir à écrire.

M= Milieu. C’est l’histoire où un héros part à l’aventure et découvre un monde nouveau, comme Gulliver, Le magicien d’Oz ou Herland dont j’ai déjà parlé ici. L’histoire débute lorsque le héros rencontre un monde étrange, il le découvre, et l’histoire se termine lorsqu’il quitte ce nouveau monde pour retourner chez lui, rapporter ce qu’il a trouvé ou le garder secret, c’est selon.

I= Idée. Il s'agit du modèle type des mystères et romans policiers. Une question est posée, une énigme (exemple, un meurtre), au début de l’histoire. Les protagonistes tentent de découvrir la réponse à cette question, et le livre prend fin lorsque c’est fait. Assez simple, voilà pourquoi de nombreux auteurs prennent plus de largesse avec ce style que les autres, parce que le modèle est si bien connu qu’on peut se permettre quelques variantes. Par exemple, montrer un pan de vie de la victime avant sa mort plutôt que débuter l’histoire lorsque le corps est retrouvé. Ça s’applique également aux chasses au trésor, et bien d’autres recherches mythiques et romans d’aventures.

P= Personnage. Ici, le protagoniste vivra une transformation dans son milieu de vie, sa place dans sa communauté changera. Par exemple, je pense à la série « Les chroniques de Prydain » de Loyd Alexander, qui décrit le jeune Taran, un « assistant gardien de cochon » rêveur au départ qui deviendra, grâce à sa bravoure et ses qualités héroïques, un véritable guerrier et même roi. L’histoire de personnage débute au moment où un événement ou la décision du personnage, inconsciente ou non, le poussera à entreprendre une transformation, et se termine lorsque ce nouveau statut est atteint.

E= Événement. Dans une histoire d’événement, l’équilibre établi (du monde ou de la petite vie d’un personnage) est mis en péril. L’histoire débute non pas lorsque cet équilibre est menacé, mais lorsque le protagoniste qui a le pouvoir de restaurer l’ordre entre en scène; elle s'achève lorsque un nouvel ordre (ou plus rarement, l'ancien) est établi. Songez au « Seigneur des Anneaux ». Ici, M. Card met en garde contre la tentation d’ajouter un prologue, toujours trop long et inutile, selon lui. Personne n’a envie de lire le prologue qui met en place le débalancement du monde et tout son historique, alors qu’on pourra plutôt le découvrir petit à petit par les yeux du protagoniste.  


Voilà ce qui m’a intéressée. Si je me souvenais du fameux quotient MIPE du premier ouvrage sur l’écriture de Orson Scott Card, j’ignorais encore à quel point il me serait utile, et comment l’appliquer aux débuts et fins d’histoires. Ça me donne un fichu coup de pouce et je me sens prête à redémarrer les moteurs, à plein régime! 

vendredi 21 mars 2014

Trop c'est comme pas assez

En février dernier, je rattrapais mon retard dans la série Unité 9, écoutant toutes les émissions que j’avais manquées en rafale, lorsque je suis tombée sur ce petit article du Writer’s digest. En gros, on y discute de ces défauts qu’on prête aux personnes et qui les rendent plus humains, plus crédibles, en équilibrant leurs qualités. Sauf lorsque ça va trop loin. Tout personnage, bon ou méchant, qui verse dans le très rébarbatif, devrait posséder un petit côté qui l’excuse, qui nous le rend plus sympathique, du genre « Il tue des gens, oui mais il s'agit de meurtriers, et regarde comment il prend soin des enfants de sa petite amie, au fond il est plutôt héroïque! » – voir Dexter, un excellent modèle qui sied à ce propos. Comme le protagoniste ne devrait jamais représenter un collage de toutes les vertus imaginables, il lui faut quelques tares qui viendront lui nuire ou le hanter, le placer en situation de conflit et rendre son histoire plus captivante. De même, l’antagoniste a besoin de quelques qualités pour nous le rendre plus vraisemblable. Après tout, personne n’est ni tout bon, ni tout méchant, sauf dans les contes pour enfants peut-être, et même là.

En lisant ceci, Unité 9 en tête, le personnage de Normand Despins, ce détestable directeur de prison, m’est venu spontanément à l’esprit. Depuis le début de la série, j’ai du mal à le saisir. Quelqu’un peut-il vraiment se montrer toujours aussi rigide, aussi antipathique, avec les détenus, certes, mais aussi avec tous ses employés et collaborateurs qu’il regarde de haut? L’introduction de sa fille trisomique dans la première saison a joué son rôle à merveille, nous nous sommes tous émus devant ce père aimant. Avec la deuxième saison, on en apprend davantage sur son couple, alors qu’il « congédie » sa femme en prétextant qu’ils ne veulent pas la même chose dans la vie, sans effusion ni larmes ni émotion aucune. La dame en question se laisse expulser de son chez-soi blanc immaculé sans trop protester, probablement habituée à s’en remettre à ce directeur intransigeant? Nul ne le sait. Bref, l’homme prend unilatéralement cette décision qui affectera bien sûr la vie de cette charmante fille trisomique qui se retrouve ballottée entre deux foyers, celui de son père et le nouveau de sa mère, dont on n’entend pas parler. C’est secondaire. Un instant : l’est-ce vraiment? Je n’arrive pas à gober qu’une jeune fille, trisomique ou non, dont le père travaille beaucoup et qui passe beaucoup de temps avec sa mère depuis sa naissance, va simplement s’adapter à cette nouvelle situation en gardant le sourire. Je n’attends que le moment où toutes ses décisions vont exploser au visage de Despins, mais non, rien. Je suis déçue. Personne ne peut se montrer aussi rigide et s’en sortir indemne dans ses relations intimes, familiales et professionnelles. Personne ne peut traiter ses collègues avant autant de mépris et dormir tranquille. Ça n’est pas crédible. En ce sens, je m’attends très bientôt à un retournement très négatif concernant ce personnage détestable, sinon c’est simplement trop frustrant pour le téléspectateur qui se sent floué.


Le juste retour des choses représente sans doute le seul élément qui pourrait contrebalancer un méchant absolu, à la Voldemort. Si à la fin de l’histoire, il perd ou il meurt, le lecteur en sortira satisfait. Qu’en pensez-vous?

mercredi 12 mars 2014

Le mauvais livre

Depuis l’automne passé, je suis devenue adepte des prêts de livres numériques à ma bibliothèque municipale. J’y cherche des titres récents, surtout lorsque la date de tombée de ma chronique littéraire approche et que j’ai besoin de nouveautés à me mettre sous la dent. Il semble que les livres numériques arrivent effectivement bien plus tôt que les versions papier, qui elles passent par un rite obligé d’étiquetage, de reliure et de catalogage, avant d’être posées sur la tablette pour mon bon plaisir. Les prêts numériques ont l’avantage de la rapidité d’accès dans le confort de mon salon, mais les choix sont indéniablement plus restreints. N’empêche, j’y déniche souvent quelques bijoux, et j’espère qu’avec le temps la majorité des publications, sinon la totalité, sera disponible en format numérique pour la liseuse.

Cela dit, je suis tombée récemment sur un livre intrigant d’une personne que je ne connais que virtuellement et qui m’invitait à lire sa dernière publication. Déjà, la couverture m’attirait peu, mais je m’intéresse à mes collègues écrivains et je désirais l’encourager.

Dès les premières pages, j’ai été désenchantée, le sujet me semblant peu original et surexploité. J’ai persévéré.

Après deux chapitres, je désespérais. Le roman n’est pourtant pas si mauvais en soi, l’écriture n’est pas si mal, le sujet peut même apparaître intéressant pour qui n’en a pas une overdose, mais dans l’ensemble, ce sont tous ces clichés qui apparaissent dès le début du livre qui m’ont rebutée. Je me demandais si je tenais vraiment à terminer cette lecture, lorsque je me suis rappelé les conseils de plusieurs grands, dont Stephen King et Dany Laferrière, de mémoire. Ils recommandent de se farcir de temps à autres des mauvais livres, des livres mal écrits, parce que ça aussi, ça fait partie de notre éducation d’écrivain, et qu’il y a beaucoup à tirer des mauvais livres.


En effet, en lisant ce titre, j’ai relevé plusieurs clichés qui ne m’auraient pas sauté aux yeux s’ils avaient été parsemés ci et là à petite dose, et desquels je n’aurais pas été à l’abri avant qu’ils ne me repoussent de la sorte. Lire des bons livres, ça éduque, mais ça mine parfois la confiance en soi, on peut finir par se dire qu’on n’arrivera jamais à écrire aussi bien que cet auteur qu’on admire. Mais un mauvais livre rappelle qu’il faut rester vigilant face à l’usage de clichés, des tournures de phrases démodées ou ringardes, des grossières caricatures de personnages. Alors je remercie secrètement cet auteur que je ne nommerai pas, mais j’avoue que malgré mes bonnes intentions, je n’ai pas dépassé les cinquante pages. Meilleure chance la prochaine fois! 

jeudi 6 mars 2014

Nouvelles de février d'une fille pas pressée

Ça semble officiel : je suis passée de ma résolution de l'an passé de bloguer une fois par semaine à une fois par mois... ou moins! Ce n'est pas volontaire, seulement que je n'ai pas grand-chose à dire. Dans ce temps-là, il est préférable de se taire. C'est très symptomatique chez moi des périodes où j'écris ou réécris intensément. Je plonge tellement dans mon univers que j'ai peu d'intérêt à en ressortir pour communiquer avec le monde extérieur, j'en fais le strict minimum. Mais je sens que la période d'isolement tire déjà à sa fin, puisque je recommence à lire les médias sociaux plus régulièrement.

Le mois de février est passé en trombe, et j'ai vu le mois changer sur le calendrier avec la réalisation que je n'avais rien du tout posté pour le mois le plus court de l'année. J'ai beaucoup travaillé sur mon roman, en fait j'ai tout réécrit jusqu'à la fin, avec la réécriture complète du dernier chapitre. Maintenant, il me restait à revoir ce damné début. J'ai commencé mais malheureusement, la relâche scolaire est arrivée et avec elle, oui une semaine de vacances mais l'impossibilité d'écrire dans le jour, avec mes deux enfants aux fesses. Le soir, je suis exténuée! Vivement que reviennent les journées normales, pour que je me consacre à l'écriture à temps partiel à nouveau, ça me manque. 

Sinon, la relâche se passe très bien. On flâne en pyjama une partie de la journée, on passe du temps « entre filles » on sort un peu, on joue à des jeux de société, on se fait des blagues, on essaie un maximum de recettes dans le livre G cuisiné d'Annie Brocoli : on s'amuse bien, et on relaxe. 

L'un des moments « marquants » de février a été de refaire la déco de la chambre de ma petite dernière de 5 ans. Malgré notre résolution de vendre la maison plus tard, et donc de repeindre et redécorer pour que ce soir neutre comme en homestaging, je n'ai pas voulu imposer mes choix à ma petite qui tenait à avoir des murs roses. Nous avons donc choisi deux tons de rose, un plus foncé pour une cimaise le long du mur, partageant la surface en deux : le haut est blanc et le bas est rose pâle. C'est tout à fait mignon et très « petite fille », surtout avec les autocollants de Hello Kitty qu'elle m'a demandé de lui acheter et qui font toute la différence à petit prix et ça se recolle n'importe où, ça fait plusieurs heureux dans la maison! En voici un aperçu.

Le hic, c'est qu'en peignant la cimaise, installée dans le sous-sol, à un point j'ai trimbalé la petite canne de peinture rose « pitahaya » ouverte — vous me voyez venir? — jusque dans la toute nouvelle salle d'eau du sous-sol fraîchement faite de moins d'un an, pour y récupérer mes pantoufles. C'est là que la canne m'a glissé des mains. Il y avait (et a toujours) de la peinture rose partout : sur tous les murs sans exception recouverts de papier peint, donc irrécupérables, sur la nouvelle toilette, sur le nouveau lavabo, sur la nouvelle vanité, et le plus gros sur le carrelage tout neuf, et sur moi. Disons que rose pitaya, ça jure avec le décor, et qu'il me faudra me résigner à tout refaire le papier peint avant longtemps. Mais bon, quand on regarde sous un certain éclairage, ça peut être joli... J'en ai encore dans les oncles d'orteils.

Sur ces mots, j'inclus en prime le lien à ma chronique lecture du journal Sans papier pour le début mars, dont je ne suis pas du tout certaine d'aimer le nouveau format :


À bientôt, j'espère.  




vendredi 15 novembre 2013

Mon pseudo nanowrimo

Depuis 2010, je m'inscris chaque année au défi Nanowrimo au mois de novembre. Ça m'a permis d'écrire un deuxième tome à la suite de mon premier roman fantastique, toujours en chantier, ainsi que deux autres histoires de plus de 50 000 mots en un seul mois par an. L'exercice m'a apporté la discipline, et le plaisir incomparable de se jeter à corps perdu dans une première épreuve, résistant à l'envie de se censurer, puisqu'il faut rencontrer le quota de mots à chaque jour qui passe. Pas le temps de se questionner, de tergiverser, de procrastiner. J'écris, c'est tout.

Comme je l'avais annoncé l'an dernier par contre, c'était peut-être mon dernier Nanowrimo. J'ignore si je vais y souscrire à nouveau, plus tard peut-être, mais pour l'instant ça n'aurait pas été très productif, mon premier objectif étant de terminer ce fichu de premier tome sur lequel je bûche depuis des années, et qui est presque terminé. J'ai donc décidé de profiter du mois de novembre pour l'achever, puisque ma famille est déjà habituée à me voir me consacrer à l'écriture à 100% durant ce mois de l'année, ça me procure le momentum nécessaire à l'achèvement de mon roman. Si tout se passe comme je l'entend, j'aurais terminé à la fin novembre pour l'envoyer à mes lecteurs bêta.

Voilà pourquoi j'ai été très absente sur mon blogue dernièrement, comme sur le médias sociaux, et vous saurez maintenant que c'était pour une bonne cause. Je dois dire que c'est aussi très libérateur de se couper ainsi des médias sociaux durant une période donnée. De temps à autres, j'y jette un coup d'oeil, clique sur "j'aime" ou partage un vidéo, une photo, sans plus. C'est fou ce que ça peut ressourcer, d'être déconnectée du monde durant un temps, pour se connecter sur soi.

Sur ce, je vous laisse, j'ai un perso à griller moi!

vendredi 27 septembre 2013

Des nouvelles en coup de vent

Je passe vous faire un petit coucou parce que j’ai été très occupée dernièrement et j’ai manqué à mes engagements d’écrire chaque semaine. Voici donc quelques nouvelles en rafale :

Parrainage de l’UNEQ

Ma demande pour le programme de parrainage de l’UNEQ est partie vendredi le 20, date butoir ultime! J’ignore ce que ça donnera, mais ça ne coûte rien d’essayer, sauf un chèque qui ne sera encaissé que si ma candidature est retenue. J’avoue que j’aurais vraiment besoin de l’avis d’un expert, en ce moment. Si je ne suis pas retenue je me mettrai en quête d’un parrain (ou d’une marraine), qui saura m’aider à identifier les lacunes dans mon manuscrit en cours comme dans mon style d’écriture. J’écris, j’écris, mais je reçois rarement, sinon jamais, de rétroaction sur ma façon d’écrire, ce qui fait que l’amélioration se fait lente, trop lente. Ne vous gênez pas pour vous porter volontaire, toute aide sera bienvenue. Je ne mords pas, ou si peu!


Hélène au Comiccon

Le 15 septembre, nous sommes allés au Comiccon de Montréal en famille pour la première fois de notre existence. Ça ressemblait beaucoup à ce que je m’étais imaginé, mais en plus odorant- j’ai utilisé le Comiccon de Toronto dans ma nouvelle « L’odyssée d’un Marin ». Si j’avais quelques conseils à donner à ceux qui aimeraient s’y pointer une autre année, ça ressemblerait à ceci :
— Laissez les enfants à la maison. Vraiment, y’a des monstres et des illustrations assez effrayants un peu partout et il y a des enfants trop sensibles pour voir ça. Sinon, il y a aussi des trucs cool pour eux, mais noyés dans une marre de choses inintéressantes et les avantages ne font pas le poids, du moins pour l’âge de mes enfants. Et comment attendre des heures pour un autographe lorsque les enfants s’ennuient, ont faim, ont chaud…
— Ça schlingue, au Comiccon! On étouffe. Déjà qu’il y circule beaucoup de monde, quand on pense que plusieurs des visiteurs se costument en héros ou en bibittes étranges durant trois jours, qu’il fait chaud dans ces costumes et qu’on n’a souvent pas le luxe de les laver, imaginer les effluves de marinades bien assaisonnées, impossibles à fuir. Apportez votre masque à gaz! Mon conjoint insiste que la communauté des geeks est reconnue pour son manque d’hygiène, mais je reste sceptique. Sérieusement, il faut apporter de l’eau et une collation, mais surtout prévoir des vêtements légers parce qu’il fait chaud, et sortir à l’occasion pour s’oxygéner le cerveau.
— Si certaines conférences vous intéressent, il faut réserver sa place en avance. Je n’ai pas vraiment exploré ce côté du congrès, parce que la plupart étaient payantes, mais ça me semblait intéressant.
— On peut y rencontrer des vedettes, obtenir leurs autographes et même se faire photographier avec certaines d’entre elles, mais ça coûte cher et il faut faire la file pour une éternité. Je ne connais personne qui suscite un tel élan de masochisme chez moi, mais bon, on ne sait jamais. C’est tout de même cool de voir, même de loin, les George Takei (Lt Zulu de Star Trek), Christopher Lloyd (Doc Emmet Brown de Retour vers le futur), Edward James Olmos (Battlestar Galactica), Lou Ferrigno (l’ancien Hulk), Sean Austin (Sam du Seigneur des anneaux), ainsi que Jason Momoa (Stargate Atlantis, Conan, Game of Thrones) et Jason Mewes (Dogma, Jay and silent Bob Strike back etc). On pouvait aussi voir la DeLorean (de Retour vers le futur) le Tardis de Dr Who (machine à voyager dans le temps et l’espace), et de la voiture des Ghostbusters. Malheureusement, nous avons pris des photos sur le cellulaire de mon conjoint et j’ai oublié de lui demander de me transmettre les photos avant d’écrire ce billet, mais je ferai une mise à jour un peu plus tard.
 
Voiture des Ghostbusters
 Bref, ça coûte quand même cher, et il faut prendre son temps pour parcourir les allées embouteillées et nauséabondes, mais on peut dénicher des items de collection et voir un tas de choses insolites ou d’objets cultes. C’est une vraie fête pour geeks, cette conférence. L’an prochain, nous retournerons sans les enfants, et qui sait, déguisés?


Lancement d’Averia tome 4


Le 21 septembre dernier, j’assistais au lancement des tomes 3 et 4 d’Averia : Myr et Chernova, que j’ai déjà terminé de lire. J’étais donc très heureuse de passer pour en discuter en personne avec le sympathique auteur, Patrice Cazeault, mais je venais secrètement dans l’espoir de rencontrer le coauteur. Mon déplacement n’aura pas été vain! Si vous n’avez pas encore lu Chernova, je considère ce tome le meilleur de la série, alors précipitez-vous pour le lire! J’en parle d’ailleurs dans ma prochaine chronique littéraire dans le Sans papier d’octobre, qui sera en ligne la semaine prochaine.



Voici les coauteurs avec Copine (Julie) qui assurait le service de traiteur pour la soirée. Excellents biscuits en quantité industrielle, et Patrice n’arrêtait pas de demander s’il en restait. Ça donne faim, signer des dédicaces, hein Pat? Mes aieux, ils ont dû en manger durant une semaine à la maison!


mercredi 21 août 2013

Dépendance affective

J’ai récemment dû faire face à une dépendance dont j’ignorais même l’existence, en étant séparée depuis plus de 5 jours de mon ami, mon complice, mon compagnon de route et confident, j’ai nommé : mon ordinateur portable! Puisque j’avais oublié le fil électrique de mon portable chez mes parents à Rimouski, j’ai dû patienter de longues journées jusqu’à ce qu’ils me le renvoient par la poste régulière- j’avais spécifié livraison express, et à payer à la réception svp, mais le message s’est perdu en route, il faut croire.

J’avais beaucoup de pain sur la planche, pourtant, mais cette séparation inopinée m’a rendue complètement impotente pour plusieurs jours, je me suis retrouvée dans l'impossibilité d’utiliser un autre outil d’écriture. C’est là que j’ai pris toute la mesure de ma dépendance à cet instrument, un outil de travail fiable, mais ô combien capricieux, que j’ai choisi à l’époque avec le plus grand soin!

Pourtant, les candidats ne manquaient pas, côté remplaçants. Mon conjoint, de retour au boulot, m’avait gracieusement offert son ordinateur de bureau durant la journée (avec mes enfants en vacances, soit dit en passant). J’y suis bien allée pour les urgences, mais juste à songer à y passer une heure à écrire sur le clavier inhabituel et inconfortable, sans mon Antidote et mon Scrivener, me désenchantait, un euphémisme oui. Je crois que je n’arriverais jamais à travailler depuis ce poste de travail de toute façon, il est installé en partie dos à la pièce, donc aux enfants qui s’amusent dans la salle familiale. Non merci. Je me suis découvert de vieux réflexes très archaïques, du genre, je n’aime pas que des gens passent derrière moi lorsque j’écris, un peu comme le tueur à gages n’aime pas s’asseoir dos à la fenêtre, une question de survie. J’ignore comment mon conjoint y arrive, mais moi, cette disposition m’incommode au plus haut point, surtout lorsque les filles se chamaillent à propos d’un jouet qui pourrait me percuter d’un moment à l’autre. Je préfère de loin la sûreté du laptop : il me permet de m’asseoir confortablement au fond de la pièce, bien calée dans un fauteuil rembourré, d’où je peux embrasser du regard tout mon environnement et prévenir les méfaits de ma progéniture. Le sentiment de contrôle pèse beaucoup dans la paix d’esprit.

J’avais aussi l’option d’utiliser ma tablette, mais celle-ci est dépourvue de clavier bien solide et tangible, donc déjà peu intéressante pour l’écriture. De plus, je n’arrivais plus à me souvenir de la plupart de mes mots de passe usuels en les tapant sur ma tablette. Ça me rappelait mes quelques années de guitare classique : à force de pratiquer, mes doigts en sont venus à connaître les notes sur l’instrument sans que j’aie à y réfléchir, rendant le processus fluide et mélodieux. Mais qu’on change l’instrument, et les doigts oublient leur position tout bêtement.


J’étais misérable, ces derniers jours, c’est difficile à expliquer. Comme si l’on m’avait amputée d’un membre essentiel, incapable de faire quoi que ce soit. Vous imaginerez ma joie et mon soulagement à nos retrouvailles, aujourd’hui même! Il me fallait partager ça avec vous, parce que je me dis que je ne dois pas être la seule bibitte à souffrir de cette terrible maladie, hein? 

vendredi 9 août 2013

Projets en cours

Août: je suis en vacances, mais j'ai plus de pain sur la planche que jamais. L'abondance de projets me rend de plus en plus inquiète à l'idée de m'éparpiller de façon peu productive. Entre mes différents projets en cours que j'ai du mal à avancer, à terminer, j'arrive mal à prioriser. Même en vacances, je dois continuer de bosser si je veux respecter mes délais à mon retour à la maison. Je cherche mon énergie. 
Je crois vraiment aux vertus du multitâches, surtout en ce qui concerne l'écriture. On laisse l'idée mijoter, le temps d'en travailler une autre, et un déclic se fait. Une dame de ma connaissance m'a déjà dit que l'auteur prolifique jeunesse, Gilles Tibo, appelait sa méthode les "petits chaudrons qui mijotent". Il en met des dizaines ou plus à mijoter à la fois, et les travaille en parallèle. Je crois que c'est bien pour de petits projets, pas convaincue du tout pour les projets d'envergure, mais dans ce cas on peut simplement diminuer la quantité de chaudrons. On peut ainsi revenir à notre premier projet en reprenant avec une énergie renouvelée. Certains misent plutôt sur le travail acharné, surtout lorsqu'on rencontre un mur, continuer de bûcher peut s'avérer un bon test du processus créatif vs la discipline. Chaque méthode a ses défenseurs.  De mon côté, me changer les idées m'a toujours été bénéfique, mais le danger de me laisser distraire demeure. Je dois donc limiter le nombre de projets sur lesquels je planche pour garder ma concentration et ma motivation. 
L'un de mes objectifs de l'année reste de produire une nouvelle à soumettre à des revues, mais je tarde à m'y mettre, de peur d'ajouter inutilement un nouveau projet sur la pile. Et voilà ti-pas que je tombe sur cet article du Writer's Digest, justement pour me remettre sur le nez l'importance de la nouvelle. Misère! Rien pour m'aider à me brancher. Je tenterai tout de même de participer au concours de l'Ermite, qui a reporté le délai de soumission au 1er septembre. Celui-là est moins exigeant: 1000 mots, c'est déjà plus accessible.  
Après, je dois vraiment terminer mon roman en cours, sinon je devrai prendre des mesures plus draconiennes pour gérer mon temps, comme couper les médias sociaux? Bon, je retourne travailler, moi. 

vendredi 2 août 2013

L'odyssée d'un Marin

Je m’étais promis de colliger tous les chapitres de ma nouvelle interactive, parue dans le journal Sans papier de la Téluq depuis 2011. Voilà qui est fait pour la saison 2011-2012- vous trouverez le lien plus bas et à droite de ce message, il apparaît dans les liens latéraux du blogue. Je vous rappelle le concept : 

Chaque mois, je devais produire un chapitre de nouvelle – j’ai opté pour un texte grand public vu le lectorat- puis je proposais quelques choix de suites pour le chapitre suivant, exhortant mes lecteurs à venir voter pour la suite. L’option récoltant le plus de votes serait retenue pour le chapitre suivant, aussi vous devez vous imaginer que j’étais parfois à la dernière minute à stimuler les participants à voter, avant de savoir ce que je j’écrirais. Impossible donc de prévoir la fin de l’histoire, sauf dans les très grandes lignes. Je tiens à souligner que j’ai tenu compte, dans la mesure du possible, de tous les votes, des égalités, et aussi des suggestions supplémentaires qu’on a pris la peine de me fournir, pour les inclure dans la suite de l’histoire.  

Je me suis beaucoup amusée à me creuser les méninges pour respecter mes propres règles du jeu, idem pour l’année suivante que je mettrai en ligne un peu plus tard. J’ai toutefois décidé de ne pas poursuivre cette aventure qui devenait trop exigeante. Au départ, l’idée avait germé dans ma tête parce qu’au sein du Sans papier, on a peu de réponses des lecteurs et on ne sait pas qui nous lit. J’ai donc décidé de créer un « call to action », comme on dit en marketing, et ça a bien fonctionné. J’ai été comblée de savoir ce que mes lecteurs pensaient de mes textes à mesure qu’ils les découvraient, et qu’elles étaient leurs espérances pour la suite m’a beaucoup aidée à comprendre mon travail.

Vous verrez qu’en offrant des choix aux lecteurs, je suis d’abord partie dans tous les sens pour ensuite restreindre les options, surtout vers la fin, préparant des événements-clés. Je vois ça un peu comme dans la vraie vie : il y a des moments de pure coïncidence, où tout est permis, et d’autres moments-clés qui sont prédestinés, si j’ose employer ce terme, ou plutôt qui sont mis en mouvements par tout ce qu’on a fait dans le passé, et qui sont  incontournables, peu importe comment on les appelle.

Voici donc le travail composé, d’une certaine façon, de mains multiples sur près de 10 mois. J’ai peu changé le texte, mais j’ai dû corriger les temps de verbe qui glissaient du présent au passé simple d’un mois à l’autre, embêtant! Aussi, la plateforme ne me permettait pas de publier le texte en lien pdf mais ne vous gênez pas pour le copier et le coller sur votre bureau, vous le lirez à tête reposée car il est formé de plus de 12000 mots. Un grand café serait parfait.


Bonne lecture! 


vendredi 31 mai 2013

Est-ce que l’auteur de SFFF a tous les droits?

Ça a commencé par une discussion animée au travail. J’expliquais à une collègue combien la pseudoscience sans fondement me faisait décrocher dans les œuvres de fiction en général, en science-fiction surtout. Ma collègue s’en est offusquée : selon elle, l’auteur de science-fiction à tous les droits, il peut bien inventer ce qu’il veut. Mais non, lui répondis-je, il doit au contraire maintenir un certain niveau de réalisme s’il veut vendre le reste de sa fiction qui elle n’existe pas (encore). Et la même chose s’applique d’ailleurs, peu importe le genre, nous devons y retrouver des points de repère concrets qui serviront d’assise afin d’accepter les éléments improbables (magie, technologie très avancée, etc.).

Ça m’a quand même ramenée à chercher dans mes lectures sur l’art d’écrire où je croyais avoir déjà noté ce sujet. J’ai malheureusement fait chou blanc. Si je me souviens bien, il pourrait s'agir d'Orson Scott Card dans son livre sur comment écrire de la science-fiction et de la fantasy, mais je n’en suis pas certaine. Bref, les propos dont je me rappelle soutenaient que l’écrivain en question, lorsqu’il donnait des ateliers sur l’écriture à des étudiants, passait une portion du temps à discuter en classe de la magie et de ses règles. En particulier, quel est le coût de la magie? Ce cas spécifique visait à illustrer, entre autres, qu’on peut bien inventer un monde à partir de rien, et de créer de toutes pièces ses lois relatives à la science, à la physique ou à la magie, mais quelque part il faut 1 - que le lecteur y retrouve des points de repère, et 2 - doser les forces et les faiblesses de protagonistes et des antagonistes pour maintenir un certain suspense.

Dans Star Trek par exemple, pour les fans de la série, l’entité omnipotente « Q » apparaît à l’occasion et sème le chaos parmi l’équipage discipliné des vaisseaux de la Fédération qu’il affectionne. Il possède les pouvoirs d’un dieu tout puissant, et en un claquement de doigts arrive à causer autant que réparer tous les dégâts du monde. Mais voilà, bien qu’il s'avère divertissant et mémorable, on ne peut le voir apparaître trop souvent, sinon ses interventions deviendraient convenues. Le vaisseau est menacé par une horde de Cardassiens qui veulent détruire toute la Fédération? Pas de problème, on appelle Q à la rescousse et il les exterminera jusqu'au dernier! Non, ça minerait la crédibilité de l’émission et enlèverait toute tension. On finirait par ne plus croire aux difficultés de l’équipage en attendant l’intervention divine, le Deus ex machina. C’est là toute la subtilité des règles et du coût de la magie ou comme dans ce cas, de la technologie.

C’est pour cela, en partie, que je crois que les auteurs ne devraient pas tout se permettre.devraient D’autre part, il y a l’expérience du lecteur. Lorsque je lis (hypothétiquement, hum) que quelqu’un, sur notre planète à notre époque, se retrouve en pleine jungle et sort de son sac à dos un microscope électronique (qui soit dit en passant est un truc énorme comme un local et qui nécessite une installation sans vibration aucune, et que dire de l’électricité), et en un regard tire une série de conclusions de l’analyse du sang d’une personne, je décroche, parce que j'associe ces scènes à des incongruités. Si l’auteur ne sait pas cela, alors il n’a pas fait son travail de recherche. Peut-être que beaucoup de lecteurs s’en moqueront et ne feront que hausser les épaules, mais un tas d’autres s’en offusqueront car ils reconnaîtront qu’on essaie de leur passer n’importe quoi. Il relève de la responsabilité de l’auteur de vérifier la plausibilité de ses scènes, et il me semble que ce n’est pas trop demander. En cas de doute, mieux vaut rester vague, je préfère encore cela à lire des âneries informations erronées.

Je concède que quelques fois, l’auteur souhaite simplement abréger. Plutôt que d’expliquer que l’on collecte des échantillons, les ramène au laboratoire, trois semaines plus tard reçoit les résultats d’un spécialiste sonne encombrant. Mais je crois qu’il y a moyen de trouver un juste équilibre, non?


Et vous, qu’est-ce que vous en pensez? 

vendredi 17 mai 2013

Deuxième bloganniversaire!



Un blogue, c’est un peu comme un animal de compagnie: ça met de la vie chez soi, ça procure un sujet de conversation, ça brise l'isolement.  Mais oui, un petit animal de compagnie, mais qui ne demande pas trop d’entretien. Disons un chat, c’est assez indépendant et autonome ça, non? Bon, il faut toujours bien l’alimenter de temps en temps, du moins remplir son réservoir d’eau et de nourriture, et puis changer sa litière, sinon ça schlingue. D’accord, disons plutôt des poissons. Oui, peut-être que ça se compare. Vous voyez, au début, on s’achète un immense aquarium, qu’on équipe avec des petites roches, des décorations multicolores, un thème (le mien possède un grand château où mes locataires peuvent allez se cacher lorsqu’ils me boudent). On ajoute un bulleur, parce que des bulles, c’est non seulement joli, mais aussi bon pour les poissons. Il faut bien sûr un tas de produits d’entretien, un filtreur, un chauffe-eau pour ne pas que les petits s’enrhument, un thermomètre, une image qu’on ajoute en arrière-plan pour faire joli, et finalement on choisi ses petits habitants selon le type d’aquarium qu’on veut avoir et leur compatibilité entre eux. Ensuite, le fun commence. Parce qu'on doit l’entretenir, ce monstre. Bien sûr, il faut d’abord alimenter les poissons tous les jours, vérifier qu’aucun ne manque à l’appel ou ne flotte à la surface. Parfois on retrouve des carcasses partiellement dévorées. Pas bon ça.

Si vous avez consulté un centre spécialisé pour vous équiper, le monsieur des poissons vous aura sans doute expliqué qu’il convient de changer l’eau de l’aquarium une fois par mois, idéalement une fois semaine. On tente de suivre son conseil, mais ça correspond à beaucoup trop de chaudières d’eau à transporter entre le salon et l’évier le plus proche, aussi on s’en tient au strict minimum, au début. Avec le temps, les entretiens s’espacent et on remarque de moins en moins les algues qui se forment sur les parois qui deviennent comme une nouvelle déco ambiante. Le vert, c’est écolo, qu’on se dit. Mais les poissons tiennent bon, ils ont survécu jusque-là, et ils continuent de s’énerver le matin lorsqu’on s’approche avec la boîte de nourriture et qu’on en donne une pincée en leur lançant pour plaire aux enfants « Venez manger petits poissons ». 

Voilà qui résume l’histoire de deux ans de blogue. J’arriverai peut-être un jour à l’entretenir comme il se doit, à le nourrir plus qu’au strict minimum, à lui donner le contenu et l’apparence que j’espérais pour lui à sa conception.  J’avais commencé avec de bonnes intentions, publiant des billets hebdomadaires, et espérant augmenter à quelques fois semaines, mais c’était sans compter sur la seule constante dans ma vie : l’inconstance.

Au début, je cherchais un concept, et le titre « Le vent dans les voiles » à surgit à mon esprit. Ça me représentait puisque cette expression a toujours signifié pour moi un élan, un coup d’inspiration. Je me voyais transportée par l’idée de génie qui me lancerait à l’aventure. Et puis j’aime la voile. J’ai donc écrit un petit texte dans la description du blogue pour expliquer mon choix. Je mentionnais que cet endroit se veut mon carnet de bord, et tout le baratin en lien avec la navigation, pour faire un lien. « Je ne crains pas les grands vents, mais redoute la panne sèche », que je disais à peu près en ces termes. Puis avec le temps, j’ai trouvé que ça faisait un peu long et j’ai remplacé cette explication par le proverbe gitan : « Ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage ». Ça m’inspire et j’aime beaucoup cette citation représentative de l’écriture comme mode de vie. C’est aussi l’une des phrases clés de l’émission Star Trek Voyager, mais je n’allais pas m’en vanter.

Bref, sans m’en rendre compte, j’étais passée d’un blogue sur l’écriture à un de voyage- en apparence, s'entend. Encore aujourd’hui, et sans grande surprise, les mots-clés les plus recherchés avant de tomber sur mon blogue demeurent l’expression « Le vent dans les voiles » et « vent dans les voiles » (suivi de près par « procrastination chronique » et « pulvérisation nasale » que je n’ai toujours pas élucidé). C'est ce qu’on récolte en utilisant une expression toute faite.  

Je me dis qu’un petit lifting s’impose.  Voici ce que j’aimerais y retrouver d’ici un an :

— Liste des publications (j’y travaille, croyez moi, mais len-te-ment)
— L’intégrale de mes nouvelles interactives du Sans Papier  de la Teluq pour la présente saison et la précédente. Je crois que ça gagnerait à être relié à mon blogue pour la postérité. Aussitôt la saison terminée je collige le tout et le mets en ligne.
— Un billet par semaine tous les vendredis, au minimum.

Je me mets au défi d’honorer au moins ce dernier point, celui sur lequel j’ai le plus de contrôle, le reste étant sujet à mes inconstances. Voilà, c’est dit, je ne peux plus reculer. Alors en plus de mes vendredis j’écris, les vendredis je publie (un billet de blogue…).

À suivre, et merci de me lire!

vendredi 10 mai 2013

Vendredi, j'écris!

Depuis quelques semaines, j’ai changé mon horaire de travail pour prendre congé le vendredi. C’est merveilleux! Je peux enfin consacrer une journée à l’écriture, m’y plonger sans interruption. Le rêve!

Ce matin, j’en ai profité pour sortir reconduire ma plus petite en vélo à la garderie, ça active la circulation sanguine, ça réveille les neurones, ça oxygène le cerveau. De retour à la maison, je me prépare un bon café, lance une brassée de lavage, puis je m’assois derrière l’ordinateur. Les fenêtres ouvertes sur la terrasse, j’entends les oiseaux qui me sérénadent, la brise printanière transporte jusqu’à mon salon des effluves de gazon coupé et de lilas. Si le cœur m’en dit un peu plus tard, je sortirai écrire ou lire un peu sur la terrasse, mais dernièrement c’est toujours trop chaud ou trop froid dehors, alors j’évite.

J’épluche les nouvelles pour une petite demi-heure, un petit sudoku, et je suis prête à commencer ma journée d’écriture, qui sera sans doute productive. Du moins je l’espère!

J’en profite tandis que ça passe, car je crains que cette journée ne finisse perdue dans les rendez-vous. Dentiste? Ah oui, vendredi je suis libre. Chiro? Vendredi. Coiffeuse? Vendredi. Commissions? Épicerie? Rendez-vous occasionnels? Pourquoi pas les vendredis, je suis libre. Pas pour longtemps, hélas! Mon objectif est donc de préserver mon vendredi, autant que faire se peut. Ce sera mes vendredis littéraires, sans faute!

Alors je vous lance cet appel à l’aide : rappelez-moi que le vendredi, j’écris et rien d’autre (ou si peu!). Je vous en redonne des nouvelles, là je dois sortir pour remettre mes livres à la bibli  -ça compte, ça dans le vendredi littéraire?

À bientôt. 

mercredi 6 février 2013

Mon petit coin à moi

Dernièrement il semble y avoir une tendance à exposer nos zones de lecture ou écriture, que ce soit ici, ou encore plus largement ici ou encore ici. J'ai décidé d'y mettre ma petite contribution, ne serait-ce que pour partager avec vous mon univers.

Il faut dire que jadis, lorsque j'écrivais moins régulièrement, que j'exerçais le métier de travailleuse autonome, et que j'étais surtout pleine d'illusions, je m'étais construit un beau bureau de travail au sous-sol, mais que j'avais du mal à habiter tant il s'accumulait là des tonnes de trucs qui ne trouvaient de place de rangement nulle part ailleurs. Avec le temps, mon bureau est devenu un vrai débarras et ma zone d'écriture s'est déplacée tout naturellement au salon à l'étage, plus au centre des activités de la maison, ce qui me va très bien. Alors voici la "zone" en question:

Donc ce qu'on peut apercevoir dans mon petit coin lecture/écriture: D'abord, ma chaise longue annexée au sofa. Très très très confortable, on peut y passer des heures, les jambes allongées, croisées, de côté, alouette. Pour ces froides soirées d'hiver, le jeté est un must, pour réchauffer les jambes et les petits pieds qui gèlent à force de demeurer stationnaires.

Ensuite il y a bien sûr la lampe de lecture, le portable et son petit coussin pour les genoux (plus confo encore une fois), la table d'appoint ou s'amassent les lectures en cours et à venir (ma PAL à peine visible derrière la tasse), le cahier de notes pour inspiration du moment, un autre pour les lectures ou je note parfois des mots ou expressions que je connais moins et que je veux vérifier ou reprendre. Il y a toujours là un café fumant ainsi qu'une boîte de mouchoirs, avec mes allergies et les rhumes hivernaux, un must.

Et maintenant, je vais vous montrer de quoi ça a vraiment l'air un soir donné, lorsque je ne tente pas de nettoyer la place pour un montage photo peu représentatif:

La couverture est plus susceptible de se retrouver pêle-mêle avec les jouets des enfants et mes cahiers de lecture ouverts, des stylos marquant les pages et se faufilant dans les fentes du sofa. La pile de lecture tient en équilibre sur le bras du sofa, à portée du café qui menace de se renverser au moindre geste brusque. J'aime vivre dangereusement! Et vous noterez que quelques intrus se sont faufilés dans la photo, soit les télécommandes de la télé et du DVD, ainsi qu'un méchant sac de chips mauvaise habitude chronique.

Voilà, mon petit monde tenant dans un espace de 4 pieds carrés, je crois. C'est là que je me sens le plus à l'aise pour lire et écrire, bien que je lise aussi au lit, mais j'essaie d'éviter, je ne suis pas aussi bien adossée.

Et vous? De quoi ça a l'air? Préférez-vous vous isoler ou faire partie de la maisonnée? Quels sont vos musts à garder à portée de main?

dimanche 3 février 2013

Le pirate en vous


Je suis tombée sur cet article plutôt cocasse la semaine passée sur writersdigest.com, je vous le traduis, il est sympathique! 


QU'EST-CE QUE LE PIRATE ET L'ÉCRIVAIN ONT EN COMMUN, EN 6 POINTS, DE LAURIE LAZZARO KNOWLTON : 


1- Le crochet (celui-ci se traduit mal: the hook, c'est plutôt l'amorce!): L'écrivain a besoin d'un "crochet" qui l'aide à happer le lecteur dès les premières pages, le retenir.

2- Une ancre: l'ancre permet de garder son point de départ en tête, c'est la prémisse de l'histoire et l'idée initiale.

3- Des outils de navigation: Il faut bien connaître son embarcation ainsi que ses caractéristiques: quel genre écrit-on, qu'elle en est la structure, qui est le personnage principal, dans quel milieu évolue-t-il, quelle est la question principale de l'histoire (story question, pas exactement la même chose, mais google translate me répond: histoire à étage alors...).  

4- Une planche: Lire ici, la planche sur laquelle on marche avant de sauter dans l'océan, poussé par un méchant marin à la mine patibulaire, un pistolet au dos, avec des requins qui tournoient en dessous, attendant leur pitance. C'est le point culminant de l'histoire, le moment de vérité pour le héros. Comment s'en sortira-t-il?

5- Un coutelas: Tel un impitoyable pirate, une fois l'histoire écrite, il ne faut pas hésiter à utiliser son instrument tranchant et couper, couper, couper dans le superflu!

6- Un trésor: Lorsque le lecteur referme le livre, il doit repartir avec un trésor qu'il voudra retrouver aussi souvent que possible. C'est le sentiment de satisfaction à la fin de l'histoire, ou la leçon apprise, la réflexion engendrée.  

C'est un pense-bête assez amusant, non?

Pour l'original c'est ici: 

http://www.writersdigest.com/editor-blogs/guide-to-literary-agents/6-reasons-being-a-pirate-is-like-being-a-writer

jeudi 24 janvier 2013

L’indécise va-t-elle enfin se décider?

Indécise, c’est moi ça. Paraîtrait que c’est une caractéristique de la balance. Balance c’est moi ça. Paraîtrait qu’elles sont toutes comme ça, elles ne savent pas sur quel pied danser, même si elles aiment bien danser. J’ignore si c’est vrai pour toutes les balances, mais pour une fois, je « fitte » dans le moule. Mais lorsque la décision est prise, d’habitude je ne reviens pas dessus. Et plus la décision a d’impact dans ma vie, et plus je tergiverse.

Depuis plusieurs mois déjà, je me demande que faire de mes deux premiers tomes achevés en 2012. Après une frénésie de révisions et corrections, j’ai soumis mon premier tome du Cercle d’Hélia à deux éditeurs que j’avais ciblés dans le genre littéraire de mon roman, seulement deux. J’en avais d’autres sur ma liste, mais je souhaitais donner une longueur d’avance aux deux premiers, des fois que… Bon, réponse négative dans les deux cas, ça ne m’a pas démolie, mais il faut dire que quelque chose d’étrange s’est passé après l’envoi. En rédigeant le synopsis de mon roman, j’ai essayé de présenter mon projet sous son meilleur jour, puis tout en l’écrivant une inspiration subite m’a frappée : si je pouvais présenter mon projet d’un certain angle, ça serait donc génial! Sauf que ça ne correspondait pas vraiment à la réalité du roman. Alors j’ai brodé un peu autour du thème et je l’ai envoyé, tout en sachant que j’aurais pu le réviser une autre fois pour corriger certaines lacunes et le rendre plus accrocheur. J’étais trop épuisée pour réfléchir clairement, je me suis dit que je devrais le réviser de toute façon, mais que j’attendrais les nouvelles pour prendre une décision en le laissant mijoter un peu.

Je me suis ensuite penchée sur la révision finale de mon tome 2 puis sur le prochain Nanowrimo. Je me demandais sur quoi j’écrirais : mon tome 3 ou quelque chose de nouveau. J’ai opté pour la deuxième idée, mais aujourd’hui j’ai l’impression que ce projet ne va nulle part (50 000 mots plus tard, elle aurait pu se décider avant, direz-vous?) Balance, ma fille, balance donc.

J’ai songé à reprendre la révision de mes deux romans et de les fusionner pour élaguer le superflu et en faire une histoire pour complète. Mais voilà le hic : j’ai osé demander à mon complice ce qui manquait à mon roman, de son point de vue. Mautadine! Je n’ai pas aimé la réponse, d’habitude ça veut dire qu’il vise juste. Ça m’a un peu fait changer d’idée. De retour à la case départ, j’ai travaillé sur un nouveau plan de ce que je voulais en faire. Je crois avoir mis le doigt sur le bobo : au fil des révisions et des corrections, j’ai fini par perdre de vue mon inspiration initiale, la scène qui a tout démarré dans ma petite tête, en choisissant de commencer l’action plus loin dans l’histoire. J’ai envie de retourner au début, et en jetant mes idées sur papier hier soir, tout m’a semblé plus clair, enfin. Je mijote, mais j’ai peut-être trouvé quelle orientation prendre.

Vais-je en venir à bout ou encore changer d’idée? Aie, me semble que ça ferait toute une saga : « Les hésitations d’Hélène » en vingt-deux volumes! Bon, ne vous emballez pas trop vite, je n’ai encore rien décidé.

Bonne écriture!    

lundi 17 décembre 2012

Bilan et suite du Nanowrimo

Bonyenne que ça fait longtemps! Le plus difficile après une longue pause de blogue, c’est de redémarrer. Tant de choses à dire qu’on ne sait par où commencer. Je voulais d’abord faire un retour sur mon Nanowrimo du mois de novembre, puisque ce fut l’événement le plus prenant du mois.

J’en étais à ma troisième participation, et très probablement la dernière. La première fois avait été magique. J’étais prête à écrire mon tome 2 de l’histoire que j’avais déjà en cours, j’avais joué toutes les scènes importantes dans ma tête et je disposais de beaucoup de temps pour écrire, ce qui fait qu’en deux semaines à peine j’avais déjà terminé mes 50 000 mots. La deuxième année, ça s’est déjà un peu moins bien passé. Je me demandais si je devais entamer le tome 3 de ma série ou écrire quelque chose de totalement différent. J’avais entendu dire qu’il est préférable de ne pas trop s’avancer dans les séries avant d’être publiée, parce qu’une fois qu’on trouve un éditeur et qu’on travaille avec un directeur littéraire, il arrive de prendre différents tournants qui changent la suite, sans parler du style et de l’évolution de l’auteur. Je me suis donc convaincue que je devais écrire autre chose, si ce n’était que pour me prouver que j’en étais capable. J’ai ainsi pondu un texte de science-fiction que j’avais en tête, mais qui ne se tenait pas complètement. Je n’y ai pas retouché depuis plus d’un an et j’ignore ce que j’en ferai.

Pour ma troisième participation à l’événement de novembre, j’ai cette fois opté pour un roman qui se situe dans l’univers de mes premiers tomes, mais dans le futur, ce qui je crois règle plusieurs problèmes liés à la trame générale de ces premiers fruits de mes efforts littéraires. Si ça s’est bien déroulé, je me suis tout de même sentie bousculée dans le temps, et j’ai vécu toutes les failles imaginables de ces délais imposés sur l’organisation de la pensée et du récit.

La beauté du Nanowrimo réside entièrement dans l’abandon littéraire, dans la créativité sans trop de temps d’arrêt pour se questionner. Pour les novices, c’est utile car ça permet de passer outre ses blocages et hésitations, pour concentrer ses efforts à atteindre les 50 000 mots et se sentir vainqueur d’avoir enfin atteint un objectif de taille. Remporter ce défi aide à se sentir plus confiant en ses capacités à achever un ouvrage, bien que ce ne soit que le début. Mais lorsqu’on l’a fait quelques fois, les récompenses sont moindres, et les lacunes plus importantes.

J’aurais aimé prendre plus de temps pour réfléchir à mes blocages, et lorsque j’en trouvais la solution, parfois ça nécessitait de retourner en arrière pour effectuer quelques corrections, mais je n’en avais pas le temps. La quantité de travail, une fois le nano terminé, demeure immense, car le projet n’est pas terminé et les corrections dans le fil du récit sont nombreuses. Voilà pourquoi je vous dirai bel et bien « Ceci est mon dernier Nano! » avec la voix de Dominique Michel, juste pour me garder une petite porte de sortie hein!